⚠️ CANICULES ET FORTES CHALEURS : profitez de la fraîcheur naturelle de la basilique. Bon à savoir avant votre visite
La Fabrique de la flèche est fermée le lundi. La nécropole royale reste accessible.
Spectacle, festival (concert, danse, théâtre)
Dans le cadre de l'évènement Octobre médiéval, venez assister à une série de concerts de musiques médiévales à la basilique cathédrale Saint-Denis !
Samedi 3 octobre 2026 à 16h30
Samedi 10 octobre 2026 à 16h30
Vendredi 16 octobre 2026 à 20h
Samedi 24 octobre 2026 à 16h30
Tarifs
À partir de 17 €
Bénéficiez de 20 % de remise sur votre panier avec le code promo OCTOBRE20 (offre valable sur les concerts des 3, 10 et 24 octobre 2026, par lot de 2 billets achetés).
Public
Renseignements
noemie.nunes@monuments-nationaux.fr ou 06 12 28 76 60
Dans le cadre de la programmation d'Octobre médiéval à la basilique cathédrale Saint-Denis, une série de cinq concerts de musiques médiévales se tiendra dans le chevet gothique du monument.
L’acoustique remarquable du lieu mettra en lumière toute la richesse et la diversité des compositions interprétées, offrant au public une immersion sonore unique. Le vaste répertoire, qui s’étend du sacré au profane, ainsi que la pluralité des instruments anciens utilisés par les musiciens, révèleront une culture musicale médiévale à la fois sensible et puissante. À l’issue de chaque concert, les ensembles professionnels, spécialistes des musiques médiévales, présenteront leurs instruments au public et partageront des éléments de contexte historique et artistique liés à leurs programmes, favorisant un dialogue enrichissant.
Depuis six années consécutives déjà, la basilique est fière d’accueillir ces rendez-vous musicaux d’exception. Cette nouvelle édition promet à nouveau des moments forts avec la participation d’ensembles réputés.
Par ailleurs, une série de conférences animées par des spécialistes de l’époque médiévale se tiendra également à la basilique dans le cadre de l'Octobre médiéval. Ces rencontres permettront d’approfondir la connaissance du Moyen Âge à travers des questions historiques, sociales et artistiques. Pour en savoir plus sur ces conférences
Le Graduel de Saint-Yriex contient les chants qui, au XIe siècle, font partie du répertoire grégorien transmis dans toute l’Europe, mais aussi ceux d’un répertoire régional propre à l'Aquitaine et, plus particulièrement, à Saint-Yrieix. Ce graduel constitue la source unique de vingt-et-une antiennes consacrées à Saint Aredius (forme latine d’Yrieix) et à d’autres saints locaux, ainsi que d’un fonds exceptionnel de chants appartenant à la tradition gallicane, celle des chrétiens de Gaule sous la dynastie mérovingienne. L’abbaye de Saint-Yrieix conserve une identité liturgique propre, centrée sur le culte de Saint Aredius et de Saint Martin, malgré le rayonnement croissant de la puissante abbaye voisine de Saint-Martial de Limoges, soumise à l’ordre de Cluny à partir de 1062. C’est de cette abbaye de Saint-Martial que nous possédons les premiers témoignages de chants polyphoniques. Contemporain de cette renaissance du chant monastique, Guillaume IX d’Aquitaine (1071-1127) s’inspire de la splendeur d’une tradition monastique séculaire pour faire émerger un contre-pouvoir : celui de la lyrique courtoise, tournée vers le joi amoureux, qui chante et questionne la beauté de la nature, mais aussi l’âpreté et la folie du monde.
Interprètes : Stephan Olry (voix), Erwan Picquet (voix), Jean-Paul Rigaud (voix, harpe, vièle, direction artistique)
L'Ensemble Beatus a pour vocation la diffusion d'œuvres musicales du Moyen Âge dans une perspective contemporaine. Du chant grégorien à l'école de Notre-Dame en passant par les premières polyphonies de Saint-Martial de Limoges et de la lyrique courtoise des troubadours limousins (XIIe-XIIIe s.), aux œuvres des grands compositeurs du XVe s., l'ensemble Beatus s'est donné pour objectif une approche de ces répertoires dans leur relation avec la création artistique, musicale et littéraire actuelle. Il crée ainsi des spectacles incluant d'autres disciplines en partenariat avec des compagnies de théâtre et de danse.
L'ensemble propose des programmes où musique contemporaine et musique médiévale se rejoignent dans un même état d'esprit. Il étend également ses programmes aux cultures orientales tissant des ponts entre Orient et Occident. En savoir plus sur cet ensemble
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Venez vous immerger en musique avec Rue des Chantres dans le Paris gothique de 1250 ! La visite commencera à Notre-Dame où la construction de la tour sud vient de s'achever. Vous passerez par la Sainte-Chapelle, le Palais de la Cité, le Petit Pont qui mène à la rive gauche, la montagne Sainte-Geneviève puis vous descendrez par l’Université de Paris, la plus prestigieuse d'Occident, et ensuite par l'abbaye bénédictine de Saint-Germain-des-Prés. Outre Seine, vous verrez les Halles et ses marchands, Montmartre où a été décapité Saint Denis, le premier évêque de Paris, et vous reviendrez à Notre-Dame où les chantres clameront leur amour pour cette ville où « quiconque en est parti malgré lui ne peut s’empêcher d'y revenir ».
Interprètes : Erwan Picquet (voix), Vincent Pislar (voix), Christian Ploix (voix)
En 2019, Erwan Picquet, Vincent Pislar et Christian Ploix, fondent l'ensemble à géométrie variable Rue des Chantres, du nom d'une rue de l’île de la Cité située à un éclat de voix de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ayant été eux-mêmes chantres à Notre-Dame, ils se donnent pour but de faire entendre les chants qui durant l'Histoire ont résonné dans la cathédrale, en particulier les polyphonies dites de l'école de Notre-Dame qui ont essaimé dans les grandes cathédrales gothiques de l'Europe du XIIIe siècle.
Dans l’élaboration de leurs programmes, ils remontent aux sources et se plongent dans la lecture des manuscrits musicaux du Moyen Âge patiemment recopiés par les moines. Leurs concerts comportent des improvisations dont les auditeurs médiévaux étaient friands. Un diaporama présentant traductions, iconographie et manuscrits en lien avec les pièces chantées peut être projeté au cours du spectacle.
Depuis 2021, ils ont établi un lien fort avec la Basilique Cathédrale Saint Denis - Centre des monuments nationaux (CMN) en s’y produisant régulièrement. L’ensemble est soutenu par la ville de Pantin. En savoir plus sur cet ensemble
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L’ensemble Obsidienne propose de vous faire (re)découvrir les instruments joués par les anges musiciens qui ornent les églises et cathédrales médiévales. Ces instruments se retrouvent aussi dans de nombreux manuscrits, le plus célèbre étant le Codex des musiciens des Cantigas de Santa María.
Dans la cathédrale de Sens, les soixante-deux anges musiciens de la rosace Nord dite Rose du Paradis, exposent l’instrumentarium stylisé de la fin du Moyen Âge, de la musique savante, populaire ou champêtre en référence aux instruments bibliques et symboliques des textes anciens. Malheureusement, aucun instrument ou presque n’a survécu à l’épreuve du temps. L’iconographie, la musicologie, la pratique musicale ainsi que les similitudes avec certaines traditions encore existantes, permettent de restituer ces instruments que l’on pouvait penser perdus. L’ensemble Obsidienne offre une résonance actuelle aux mélodies anciennes en restaurant les couleurs sonores de l’orchestre médiéval. Au fil du concert, vous pourrez entendre plus d’une vingtaine d’instruments : vièles à archet, citole, crwth, rebec, guimbarde, tablettes, triangle, vèze, cornemuse, flûte double, flûtes à trois, six, huit trous, chalumeau, flûte et tambour, choron (tambour à cordes), corne, cornet, chalumeau, psaltérion, tympanon, vihuela, coquilles, cymbales…
Ces instruments qui captiveront petits et grands seront mis en résonance avec des répertoires variés, notamment des Cantigas de Santa María et des chansons du Manuscrit de Bayeux.
L'ensemble Obsidienne
Interprètes : Florence Jacquemart (voix, flûtes à 3, 6, 8 trous, double, cornemuses, vèze, chalumeau…), Hélène Moreau (voix, psaltérion, coquilles, castagnettes, sistre, tambour à cordes…), Camille Bonnardot (voix, citole, guiterne, vihuela, orgue portatif, cornes…), Colin Bonnardot (voix, percussions), Ludovic Montet (voix, tympanon, percussions), Emmanuel Bonnardot (voix, vièle, rebec, crwth, chifonie, guimbarde, trompe, direction artistique)
Dirigé par Emmanuel Bonnardot, l’ensemble vocal et intrumental Obsidienne s’attache à faire découvrir les répertoires inédits et méconnus du Moyen Âge jusqu’aux premières polyphonies de la Renaissance mêlant volontiers l’interprétation et l’improvisation. Remarqué pour la finesse et la poésie de son phrasé instrumental et vocal, Obsidienne est aujourd’hui l'un des ensembles incontournables dans l’interprétation des musiques médiévales. Accueilli en résidence à Sens en Bourgogne depuis 2009, l’ensemble y explore le thème de « la chanson du Moyen Âge à nos jours » ouvrant son répertoire à d’autres époques, se liant volontiers à la poésie, au théâtre, à la danse…
Parallèlement à son activité de création et de diffusion nationale et internationale, Obsidienne développe de nombreuses actions de proximité auprès de tous les publics, jeunes et moins jeunes, étudiants, amateurs, professionnels… « La Reverdie », festival de printemps itinérant en milieu rural créé en 2019, en est le point d’orgue.
Sa discographie (Bayard Musique, Eloquentia, Calliope, Opus 111) a obtenu de nombreuses distinctions de la presse française et internationale (Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, Grand Prix du Disque, Diapason d’or…). En savoir plus sur cet ensemble
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Au XVe siècle, avant la naissance de l'imprimerie musicale (1501), la diffusion plus ou moins importante des œuvres dans les manuscrits était le principal témoin de la popularité dont pouvait jouir un compositeur. Si Gilles Binchois (v.1400-1460) et Guillaume Dufay (1397-1474) sont, à cet égard, incontestablement les principaux compositeurs de chansons françaises du milieu du XVe s., il convient de souligner que leur écriture musicale s'apparente alors à un style déjà cultivé depuis de nombreuses années par leurs maîtres et prédécesseurs. Jacques Vide (actif vers 1405-1433), Pierre Fontaine (v.1380-v.1450) et d’autres compositeurs méconnus, souvent anonymes, ont développé un style nouveau qui fait la part belle à l'intelligibilité du texte et à la structure musicale. Ce nouveau style se démarque franchement de l'ars nova et de l'ars subtilior : aux rythmes complexes s'opposent les rythmes simples, aux longues phrases chargées de mélismes et de syncopes s'opposent de courtes phrases musicales au débit syllabique, séparées entre elles par des cadences claires, des silences et des formules rythmiques caractéristiques.
La plupart de ces chansons sont conservées dans le très précieux manuscrit Ms Canon. Misc. 213 (Oxford, Bodl. Library), grâce à la diligence d’un mélomane italien ayant noté les nombreuses chansons de ce nouveau style qui sont passées entre ses mains, sous ses yeux ou par ses oreilles !
Le thème de ces chansons ? Un amour qu’on dit courtois, qui se résume en ces vers :
« Quand la douce jouvencelle,
la très gracieuse et belle,
celle dont suis amoureux,
veut que me tienne joyeux,
ne dois-je obéir à elle ? ».
Voici un quart de siècle qu’Anne Delafosse et Angélique Mauillon explorent ensemble le répertoire courtois du XVe siècle, témoignage de leur complicité autour de ces délicates chansons de cour. Ces merveilles de musique et de poésie leur sont si chères, que l’enthousiasme à les partager avec un public curieux de cette époque, de cette culture, de cette esthétique s’impose à elles à chaque occasion.
Anne Delafosse
Les concerts d'Anne Delafosse se font rares : elle s’est consacrée pendant les dix dernières années au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, y enseignant les musiques médiévales et Renaissance et œuvrant à la coordination. À ses débuts, Anne a appris à chanter auprès de Marie-Claire Cottin puis s'est spécialisée en musiques anciennes auprès de Dominique Vellard, Marie-Claude Vallin, Eugène Ferré… Elle a été la première chanteuse de l’ensemble Doulce Mémoire, a pris part aux ensembles Musica Nova, Discantus, Mora Vocis, Céladon, et Gilles Binchois. Après plusieurs projets isolés Vox Audita Est, Dafné, Inconstance et Vanité du Monde, elle fonde en 2004 l’ensemble Les Jardins de Courtoisie : dix années de concerts et d’enregistrements. Aujourd’hui, c’est en Berry qu’elle développe une activité de mise en valeur conjointe du patrimoine musical et architectural.
Angélique Mauillon
Après des études de harpe classique, Angélique Mauillon choisit de se spécialiser dans l'interprétation des musiques anciennes. Elle suit l'enseignement d'Eugène Ferré au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, et de Mara Galassi à la Scuole Civiche de Milano. Depuis plus de vingt ans, Angélique Mauillon se fait l’interprète d’un vaste répertoire, parcourant presque sept siècles de musique au moyen de différents instruments, depuis les premières monodies des troubadours jusqu’aux sonates du siècle des Lumières. Elle participe à de nombreuses productions au sein d’ensembles tels que Le Concert d’Astrée, Pygmalion, Correspondances, Doulce Mémoire, Ground Floor, Tasto Solo… Après avoir également collaboré à plus d'une trentaine d'enregistrements pour les labels Alpha, Harmonia Mundi, Eloquentia, Ricercar, elle enregistre en 2022 un premier opus discographique en solo, consacré aux musiques françaises et anglaises du XVIIe s. et largement salué par la presse internationale. Titulaire du Certificat d’Aptitude, elle enseigne au Conservatoire à rayonnement régional de Tours ainsi qu’au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon.
© Alex Overton
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© Santiago Torralba
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