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Autour du pied d’Henri II : Visites thématiques

2 août 2017  > 29 septembre 2017 Visites spécifiques

    

« Henri II et Catherine de Médicis : le pouvoir royal et son imaginaire à travers le mausolée de la Renaissance »

Visites commentées à 16h00 

Août : mercredi 2, mercredi 9, samedi 12, dimanche 13 et mercredi 30 août
Septembre : mercredi 6, samedi 9, dimanche 10, vendredi 15, mercredi 20 et vendredi 29

   

Le « propriétaire » de ce pied, Henri II (1519-1559), occupe une position ambiguë dans l’historiographie française : souvent éclipsé par les figures (maintes fois recomposées par le roman national) de son père François 1er, son épouse Catherine de Médicis et sa favorite Diane de Poitiers, ce souverain « saturnien » dont l’emblème est constitué de croissants lunaires a pu être jugé faible, incapable de trancher entre les factions rivales à la cour, obligé de renoncer au rêve des Guerres d’Italie, et cependant coupable d’une répression impitoyable envers la Réforme protestante, avant de mourir l’œil crevé et le visage mutilé suite à un tournoi dans le cadre de fêtes célébrant la paix avec l’Espagne. Michelet, dans la préface au volume IX de son Histoire de France (1856), a contribué à cette vision négative en comparant le règne à un « sinistre vestibule qui introduit aux guerres civiles ».

A l’inverse, dans le sillage de Madame de Lafayette faisant débuter La Princesse de Clèves par cette phrase : « La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second », cette période convoque tout un cortège d’images lumineuses : les bals de Fontainebleau, du Louvre ou d’Anet, les poètes de la Pléiade, Du Bellay, Ronsard, les architectes Philibert Delorme et Pierre Lescot, le sculpteur Jean Goujon, l’imprimeur Robert Estienne, le graveur Claude Garamond, le peintre François Clouet, Le Primatice… 

Le règne d’Henri II apparaît donc à nos yeux comme un étonnant Janus, face sombre et face solaire. Sa brillance sur le plan de la création artistique et littéraire l’a fait incarner, depuis le XIXème siècle, le probable apogée de la Renaissance française.

Le pied sculpté d’Henri II vient ainsi rendre visite à son sanctuaire d’origine, et convoquer le fantôme d’un édifice hors du commun : la Rotonde des Valois. Inachevé et finalement démoli en 1719, cet immense mausolée familial jouxtant le flanc nord de l’abbatiale de Saint-Denis fut le grand rêve architectural et sculptural de Catherine de Médicis, « nouvelle Artémise » consacrant à son époux disparu et à leur descendance un sépulcre d’une ampleur inédite en France. De cet ensemble démantelé subsistent de spectaculaires statues, notamment au musée du Louvre, le tombeau-tempietto d’Henri et Catherine dans la basilique, d’une suprême élégance.

  

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